autobiographie imaginaire
Marilyn Monroe
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Moi Je, Marilyn Monroe
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Extrait 1

ma maman était petite et jolie

Ma maman était petite et jolie et ressemblait à Gloria Swanson. Seulement, elle me laissait chez les Bolender.
Gloria Swanson était une actrice de son temps, même un peu du temps d’avant, mais tout le monde s’en souvenait; la preuve, c’est que tous disaient que ma maman lui ressemblait.
Elle était rousse, comme Gloria, et moi aussi je l’étais un peu. Je n’aurais pas voulu être trop différente car sinon, est-ce qu’on aurait su de qui j’étais la fille? Déjà que mon père ne m’avait pas reconnue, il fallait au moins que les voisins s’aperçoivent que j’étais la fille de ma mère. (...)

Extrait 2

bus stop

Dans cette période qui précédait le tournage de "Bus stop", je me sentais plutôt bien. Je "renaissais". Les Greene ne regrettaient pas leurs fourrures, même la zibeline qui est du poil d'animal qui coûte la peau des fesses.(...)

Extrait 3

certains l'aiment chaud

C'est Billy Wilder qui se colle à la réalisation de "Certains l'aiment chaud". Je n'aime pas l'expression "s'y coller". Être collé à moi devrait être aussi agréable que boire un biberon de lait chaud pour un bébé ou se coller à une douce peluche. Mais les réalisateurs disent tant de mal de moi que je ne sais plus.(...)

Extrait 4

de Norma à Marilyn

Certains jours, je me sentais envahie d'une peur panique. Alors je disjonctais.
Une fois, j'appelai mon habilleuse, la voix étranglée, pour qu'elle me rejoigne d'urgence chez moi. Elle accourut avec sa mère, en catastrophe, persuadée que j'allais mourir, demandant ce que j'avais avec déjà le thermomètre à la main. (Comme si le thermomètre avait déjà sauvé quelqu'un!) (...)

Extrait 5

naissance des seins

Chez Ana, je devins de plus en plus forte en maquillage, car elle était une spécialiste et me donnait plein de conseils judicieux. Elle pensait même que je pourrais être une professionnelle de la chose. Je lui demandais "quelle chose?", et elle répondait "du maquillage, bien sûr!" (...)

Extrait 6

quelque chose doit craquer

Au début de cette année 62, je devais tourner un dernier film pour la Twentieth, "Quelque chose doit craquer" (Something's got to give).
Avec un titre comme ça, les dirigeants s'étonnaient de me voir fragile, saoule ou comateuse! Le producteur Weinstein me trouva inanimée et me fit emmener à l'hôpital. "Quelque chose doit craquer", ce n'est qu'un titre de film, disait-il, il ne faut pas prendre les mots au pied de la lettre. (...)